Jeudi 17 juillet 2008
Je viens de lire le pavé de la procédure judiciaire à l'encontre de mon mari. Cela m'a pris bien deux heures de lecture. C'est ennuyeux au possible.
J'en ressors bouleversée, perplexe, anéantie ?
Tout est écrit, tout est dit, y compris sur moi, depuis des années.
L'impression d'avoir été fourragée, fouillée, surveillée, introspectée, je ne peux te la décrire. C'est intolérable, insupportable.
Après, j'ai regardé les feuilles de ma glycine au-dessus de moi. Seule la nature peut être d'un quelconque secours contre les hommes de cette terre qui les supporte.
Tout est si démesuré.
J'y ai lu, pêle-mêle, l'expertise du psychiatre, disant qu'il était tout à fait sain d'esprit, mais où il a quand même raconté qu'il avait une maîtresse et où il raconte notre vie sexuelle (passée). J'y ai lu une liste de tous mes comptes en banque depuis 1990, y compris ceux qui sont clôturés depuis longtemps ! J'y ai trouvé mes déclarations fiscales, des extraits de mon site internet. J'y ai trouvé des comptes-rendus de surveillance policière devant la maison. J'y ai trouvé des photos de ma maison, mon bureau, ma salle de bains (!), mes étagères pleines de dossiers. Je me demande ce qu'ils y ont vu.
J'y ai trouvé un ton froid, mais implacable, tendancieux contre mon mari (et moi par ricochet). J'y ai trouvé la trace de cette machine impitoyable, cruelle qu'est la justice aujourd'hui, digne héritière de l'Inquisition d'autrefois. Savez-vous que la tradition des aveux date de cette époque?
Envie de disparaître, d'échapper à tout ça.
Comme ils sont loin mes fantasmes de gendarme qui tomberait amoureux de mes écrits! J'ai lu aussi le rapport de l'exploration de mon ordinateur, le flic n'a même pas ouvert les dossiers textes. Seules les photos l'intéressaient.
J'y ai eu aussi la confirmation que le métier de flic est particlulièrement... comment dire... emmerdant! Les tonnes de photocopies, de PV d'audition! Si ça ne me mettait pas aussi mal à l'aise, ça me ferait marrer.
Je ne sais pas trop ce que je ressens. Une sorte de colère contre cet emballement où tout le monde espérait en retirer un bénéfice (les flics dans leur carrière, l'avocate de l'argent).
Mon mari est un con. S'il était un peu plus respectueux des gens, tout cela ne serait pas arrivé. Je m'en veux aussi de ne l'avoir pas surveillé.
Maintenant, je sais, je n'ai plus la force de le quitter ou quoi. Plus la force de maigrir.
Je ressens juste un énorme poids sur la poitrine et une grosse envie de pleurer.
Je vais juste envie d'attendre que la vie se passe, et après la mort.
J'en ressors bouleversée, perplexe, anéantie ?
Tout est écrit, tout est dit, y compris sur moi, depuis des années.
L'impression d'avoir été fourragée, fouillée, surveillée, introspectée, je ne peux te la décrire. C'est intolérable, insupportable.
Après, j'ai regardé les feuilles de ma glycine au-dessus de moi. Seule la nature peut être d'un quelconque secours contre les hommes de cette terre qui les supporte.
Tout est si démesuré.
J'y ai lu, pêle-mêle, l'expertise du psychiatre, disant qu'il était tout à fait sain d'esprit, mais où il a quand même raconté qu'il avait une maîtresse et où il raconte notre vie sexuelle (passée). J'y ai lu une liste de tous mes comptes en banque depuis 1990, y compris ceux qui sont clôturés depuis longtemps ! J'y ai trouvé mes déclarations fiscales, des extraits de mon site internet. J'y ai trouvé des comptes-rendus de surveillance policière devant la maison. J'y ai trouvé des photos de ma maison, mon bureau, ma salle de bains (!), mes étagères pleines de dossiers. Je me demande ce qu'ils y ont vu.
J'y ai trouvé un ton froid, mais implacable, tendancieux contre mon mari (et moi par ricochet). J'y ai trouvé la trace de cette machine impitoyable, cruelle qu'est la justice aujourd'hui, digne héritière de l'Inquisition d'autrefois. Savez-vous que la tradition des aveux date de cette époque?
Envie de disparaître, d'échapper à tout ça.
Comme ils sont loin mes fantasmes de gendarme qui tomberait amoureux de mes écrits! J'ai lu aussi le rapport de l'exploration de mon ordinateur, le flic n'a même pas ouvert les dossiers textes. Seules les photos l'intéressaient.
J'y ai eu aussi la confirmation que le métier de flic est particlulièrement... comment dire... emmerdant! Les tonnes de photocopies, de PV d'audition! Si ça ne me mettait pas aussi mal à l'aise, ça me ferait marrer.
Je ne sais pas trop ce que je ressens. Une sorte de colère contre cet emballement où tout le monde espérait en retirer un bénéfice (les flics dans leur carrière, l'avocate de l'argent).
Mon mari est un con. S'il était un peu plus respectueux des gens, tout cela ne serait pas arrivé. Je m'en veux aussi de ne l'avoir pas surveillé.
Maintenant, je sais, je n'ai plus la force de le quitter ou quoi. Plus la force de maigrir.
Je ressens juste un énorme poids sur la poitrine et une grosse envie de pleurer.
Je vais juste envie d'attendre que la vie se passe, et après la mort.