Dimanche 20 décembre 2009 7 20 /12 /2009 03:03
Un père vient d'être condamné à 20 ans de prison pour le viol de ses deux filles (4 et 9 ans) et pour avoir "vendu" l'aînée sur internet via un site qu'il avait créé à cet effet. L'imaginer est tout simplement insupportable. Plusieurs clients ont été également jugés et condamnés (peines trop légères peut-on toujours déplorer).
Mais j'ignore encore lequel est le plus abject, de ce père qui passe du temps sur son ordinateur pour vendre sa petite fille ou de ce client qui, à la cour, se plaint de ne pas en avoir eu pour son argent?
Source: Libération
Par Esther Bonheur
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Dimanche 20 décembre 2009 7 20 /12 /2009 02:47
A force de fréquenter le Web, je fais des fautes inacceptables, que je n'aurais jamais commises auparavant, inavouables. Je peux juste dire que c'est une faute de conjugaison.
J'ai baissé mon niveau d'exigence.
Comment faire autrement dans un univers où l'on ne trouve que des fauteurs?
Pour moi-même, je n'ai plus le sentiment d'élever le niveau de mon esprit.
Et ça, c'est insupportable.
Je me souviens ne pas comprendre le geste de Vatel.
Finalement, c'est une porte de sortie contre ce besoin totalitaire de perfection absolue.
Par Esther Bonheur
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Dimanche 20 décembre 2009 7 20 /12 /2009 02:41
Sans le savoir, le sadique m'a aidée à trouver mes limites. Comme les enfants, je les cherche. Je suis sans repère. Je jouis à l'aveugle.
Là, c'est passé par le medium de l'argent. Je savais bien que l'argent servait à quelque chose dans cette affaire...
Il m'a proposé 500 pour deux heures de sévices (alors qu'il m'en avait promis 700 lors de notre première rencontre). Je lui réponds tout naturellement que c'est 700. Pas de réponse. Il fait le mort... de circonstances. Il me redonne vie.
Non, je ne suis pas prête à n'importe quoi à n'importe quel prix.
J'ai même trouvé le sens de la limite.
La limite, c'est le seuil au-delà duquel je ne ressentirais plus rien, ni en positif, ni en trouble (ce qui est aussi du positif d'ailleurs).
Oui, ma psy a raison. Je VIS ma thérapie.
Par Esther Bonheur
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Dimanche 20 décembre 2009 7 20 /12 /2009 02:37
Femme libre qui accorde le privilège à un homme de la rémunérer pour passer quelque temps en sa compagnie.
Par Esther Bonheur
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Dimanche 20 décembre 2009 7 20 /12 /2009 00:02
Je me replonge dans l'étude de la manipulation. J'admire ceux qui la pratiquent. Comment font-ils? Moi, je n'y parviens pas. Je suis toujours du côté des manipulées. Là aussi, je suis prévenue, et pourtant, je me laisse faire. Pourquoi?
Par Esther Bonheur
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Samedi 19 décembre 2009 6 19 /12 /2009 23:56
Et moi qui aie toujours été persuadée que j'étais nulle pour me vendre...
D'ailleurs, c'est vrai. Pour mes projets, je n'arrive pas à les défendre, à convaincre, à obtenir des bons contrats, ou des contrats tout courts.

Et là, pourtant...
Je peux dire que, dans 95% des cas, j'obtiens l'affaire face à la concurrence.
Comment est-ce que je fais? En plus, dans ce cas, c'est me vendre littéralement ! Mon corps !
En fait, je n'ai pas l'impression de me vendre, mais plutôt de convaincre le client qu'avec moi il va obtenir ce qu'il désire le plus au monde. Je le fais rêver.
C'est le principe de base des bons vendeurs.
Et si j'essayais ça pour vendre le reste de ce que je fais...?
Par Esther Bonheur
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Vendredi 18 décembre 2009 5 18 /12 /2009 23:59
Là-bas, j'étais brûlante. Une véritable chatte langoureuse.
Je ne me reconnaissais pas. Je jouissais.

En rentrant, j'en ai honte.
Je suis mère.
Et plein d'autres choses aussi, pour des gens qui ne soupçonnent pas l'énergie volcanique qui bout en moi.
C''est drôle, certains clients se disaient surpris qu'avec mes airs de madone, je sois aussi torride.
Par Esther Bonheur
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Jeudi 3 décembre 2009 4 03 /12 /2009 21:46
Pas trop l'énergie. Pas vraiment l'envie. Ce soir, j'ai essayé de surfer, mais le coeur n'y était pas.
Oui, dans ces cas-là, je voudrais juste être dans un bordel, toucher l'argent, écarter les cuisses et que les queues défilent. Ca, ça me paraît du domaine du possible.
Par Esther Bonheur
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Jeudi 3 décembre 2009 4 03 /12 /2009 21:16
Mon sultan, j'aime sa voix.  J'aime sa façon de me parler, à la fois douce et directive, toujours avec un soupçon de distance, pour marquer l'accord tacite que notre intelligence et notre désir acceptent.
Il n'est pas bien en ce moment, je voudrais qu'il se sente mieux. Je voudrais lui faire autant de bien qu'il m'en fait.
Je vais retourner au charbon, et je sais qu'il va me faire des réflexions, des mises en garde. Il aura raison mais comment faire autrement? Pour l'instant, je remercie tous les hommes qui sont prêts à me payer pour me baiser. Sans cela, je ne sais pas comment je ferais.
Par Esther Bonheur
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Mercredi 2 décembre 2009 3 02 /12 /2009 22:34
J'en ai assez de vendre mon cul.
Cela ne fait pas si longtemps, depuis l'été, et avec pas tant de mecs que ça non plus.
Comment font celles qui font ça pendant des années?
Coupées du monde, sans reconnaissance.
Oui, il y a des côtés positifs. Et d'autres moins. Comme dans n'importe quel boulot.
J'en ai assez, c'est tout.
Là, j'ai juste le sentiment que je peux être mieux en faisant ce que je fais le mieux.
Mon sultan m'aide à y retourner.
Par Esther Bonheur
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