Mauvaise rencontre. Je le sentais mais j'y suis allée, j'ai tant besoin d'argent !
Un vieux, 60 ans. Célibataire, dépressif, fumeur, sans doute alcoolique, très seul et souffrant de cette solitude. Un pauvre type en somme.
Dès que nous avons passé le seuil de son appartement, sale au demeurant, il m'a fait mettre à genoux et m'a obligé à lui faire une fellation. Il me tordait la nuque, cela me faisait mal. Il m'a
injuriée comme jamais je ne l'ai été. Toute la soirée fut à l'envi. Brutalité physique et verbale. Volonté de séquestration. Il a fallu que je reste douce et ferme, que je prenne sur moi. J'ai eu
vraiment peur. En plus, il a rechigné à me payer. Il m'a fait un chèque ! J'espère qu'il sera approvisionné !
Il m'a même mis une claque. J'ai voulu partir, il m'en a empêchée, physiquement. Finalement, il existe des hommes bien plus violents que feu mon mari.
Il m'a traitée de tous le noms : pute, salope, chienne, connasse...
C'était assez difficile à supporter, même si je suis dans un rôle et qu'il ne connaît rien de moi, de la personne exceptionnelle et rare que je suis. C'est toujours douloureux à entendre.
J'ai même pleuré, ça l'excitait. Ce type est potentiellement dangereux à mon avis. Ou peut-être qu'il a même déjà été condamné.
Il voulait même devenir mon mac, que je lui obéisse. Il m'a menacée de me "corriger" si je ne faisais pas ce qu'il voulait!
En plus, il se répétait, c'était d'un ennui !
Quand il a exprimé le souhait de me "garder", alors qu'il était plus de minuit et que je voulais rentrer, quand j'ai compris qu'il ne me laisserait pas partir comme ça, j'ai eu l'idée de le faire
jouir pour qu'il se lâche un peu.
Ce fut le cas. Il s'est détendu.
J'en ai profité pour me rhabiller. Il a voulu me montrer son ex, une pute soumise. Il m'a avoué que ça l'excitait une femme qui avait besoin d'argent et qui était obligée de faire ça. Il en
abusait.
Puis, je me suis dirigée vers la porte. Il m'a encore injuriée.
Je suis sortie en vitesse, soulagée. J'ai dévalé les escaliers. Je me suis payée un taxi pour rentrer. La sécurité de la ville, de la rue... Pour qui n'a jamais vécu l'angoisse entre quatre murs,
cela doit être incompréhensible.